Message du jeudi 23 avril 2020

Miséricorde Divine

Homélie du pape du 19 avril 2020
Dimanche de la Miséricorde divine

 

Dimanche dernier, nous avons assisté à la résurrection du maître, aujourd’hui nous assistons à la résurrection du disciple. Une semaine s’est écoulée. Les disciples, bien qu’ayant vu le Ressuscité, ont vécu dans la peur, derrière des portes verrouillées, sans même réussir à convaincre de la Résurrection l’unique absent : Thomas.

Que fait Jésus face à cette incrédulité créative, Jésus revient en se mettant dans la même position, au milieu des disciples et répète la même salutation : « La paix soit avec vous. » Il commence depuis le début. La résurrection du disciple commence ici, à partir de cette Miséricorde fidèle et patiente, à partir de la découverte que Dieu ne se lasse pas de nous tendre la main pour nous relever de nos chutes. Il veut que nous le voyions ainsi. Non pas comme un patron à qui nous devons rendre des comptes, mais comme notre papa qui nous relève toujours.

Dans la vie, nous avançons à tâtons, comme un enfant qui apprend à marcher et qui tombe à maintes reprises. Chaque fois le papa le relève. La main qui nous relève est toujours la miséricorde. Dieu sait qua sans Miséricorde, nous restons à terre. Pour marcher, nous avons besoin d’être remis debout. Nous tombons sans arrêt, mais le Seigneur est toujours prêt à nous relever. Le Seigneur ne veut pas que nous pensions sans arrêt à nos chutes, mais que nous le regardions lui, qui, dans nos chutes, voit des enfants à relever ; dans les misères, voit des enfants à aimer avec miséricorde.

Aujourd’hui dans cette église devenue celle de la Miséricorde que saint Jean Paul II a consacrée à la Miséricorde Divine, il y a vingt ans, accueillons avec confiance ce message.

Jésus a dit à sainte Faustine : « Je suis l’amour et la miséricorde même. Il n’existe pas de misère qui puisse se mesurer à ma Miséricorde. »

Une fois la sainte a dit à Jésus avec satisfaction : « Seigneur je t’ai offert toute ma vie, tout ce que je possède. » Mais la réponse de Jésus l’a bouleversée : ‘Tu ne m’as pas offert ce qui t’appartient vraiment. »Qu’est-ce que cette religieuse avait gardé pour elle ? Jésus le lui dit avec douceur : « Ma fille, donne-moi ta misère. »

Nous aussi, nous pouvons nous demander si nous avons donné notre misère au Seigneur, lui ai-je montré mes chutes, afin qu’il me relève ? Est-ce que je garde encore quelque chose pour moi, un péché, un remords concernant le passé, une blessure que je porte, une rancœur que je porte en moi, une idée que j’ai sur quelqu’un ? Le Seigneur attend que nous lui apportions nos misères pour nous faire découvrir sa Miséricorde.

Revenons aux disciples : ils avaient abandonné le Seigneur avant sa Passion et ils se sentaient coupables. Jésus, en les rencontrant, ne fais pas une longue prédication. A eux qui étaient blessés intérieurement, ils montrent ses plaies. Thomas peut le toucher et il découvre l’amour, il découvre combien Jésus a souffert pour lui qui l’a abandonné. Dans les blessures de Jésus, il touche du doigt la proximité amoureuse de Dieu. Thomas, alors qu’il est arrivé en retard, quand il embrasse la miséricorde, dépasse les autres disciples. Il ne croit pas seulement à la Résurrection, mais à l’amour sans limite de Dieu. Il se livre alors à la profession de foi la plus simple et la plus belle : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Voilà la résurrection du disciple. Elle s’accomplit quand son humanité fragile et blessée entre dans celle de Jésus. Là, les doutes se dissipent, là, Dieu devient Mon Dieu, là, on recommence à s’accepter soi-même et à aimer sa propre vie.

Chers frères et sœurs, dans l’épreuve que nous sommes en train de traverser, comme Thomas, avec nos craintes et nos doutes, nous nous sommes retrouvés fragiles. Nous avons besoin du Seigneur qui voit en nous, au-delà de nos fragilités, une beauté indélébile. Avec lui nous nous redécouvrons précieux dans nos fragilités. Nous comprenons que nous sommes fragiles et très précieux, comme de très beaux cristaux. Et si, comme pour le cristal, nous sommes transparents devant lui, sa lumière de la Miséricorde brille en nous et à travers nous dans le monde. Voilà pourquoi, comme nous le dit la lettre de Pierre, il nous faut exulter de joie, même s’il faut que nous soyons affligés pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves.

En cette fête de la Miséricorde divine, la plus belle annonce se réalise par l’intermédiaire du disciple arrivé en retard. Il était le seul à manquer. Mais le Seigneur l’a attendu. Sa Miséricorde ne laisse pas celui qui est resté en arrière.

Maintenant, alors que nous pensons à une lente et pénible récupération, suite à la pandémie, menace un danger : oublier celui qui est resté en arrière. Le risque c’est qu’un virus pire encore nous affecte, celui de l’égoïsme et de l’indifférence. Il se transmet à partir de l’idée que la vie s’améliore si cela va mieux pour moi, que tout ira bien si tout va bien pour moi. On part de là et on en arrive à sélectionner les personnes, à écarter les pauvres, à immoler sur l’autel du progrès celui qui est en arrière.

Que cette pandémie nous rappelle cependant qu’il n’y a ni différence, ni frontière entre ceux qui souffrent. Nous sommes tous fragiles, égaux et précieux. Ce qui est en train de se passer nous secoue intérieurement. C’est le temps de supprimer les inégalités, de remédier à l’injustice qui mine à la racine la santé de l’humanité tout entière. Mettons-nous à l’école de la communauté chrétienne des origines décrite dans le Livre des Actes des Apôtres. Elle avait reçu la Miséricorde et vivait la Miséricorde. Tous les croyants vivaient ensemble. Ils avaient tout en commun, ils vendaient leurs biens pour partager le produit entre tous, en fonction des besoins de chacun.

Ce n’est pas une idéologie, c’est le christianisme.

Dans cette communauté, après la Résurrection de Jésus, un seul était resté en arrière et les autres l’ont attendu. Aujourd’hui c’est le contraire qui semble se passer : une petite partie de l’humanité est allée de l’avant, tandis que la majorité est restée en arrière. Chacun pourrait dire : « Ce sont des problèmes complexes, ce n’est pas à moi de m’occuper des personnes dans le besoin. D’autres doivent y penser. »

Sainte Faustine, après avoir rencontré Jésus, a écrit : « Dans une âme souffrante, nous devons voir Jésus crucifié et non un parasite et un poids. »

Seigneur, tu nous donnes la possibilité de pratiquer les œuvres de Miséricorde et nous nous livrons à des jugements.

Sainte Faustine s’est plainte un jour à Jésus qu’on la prenait pour une naïve : « Seigneur, on abuse souvent de ma bonté. » Jésus lui répondit : « peu importe, ma fille, ne t’en soucie pas, toi, sois toujours miséricordieuse envers tout le monde. »

Envers tous. Ne pensons pas uniquement à nos intérêts. Saisissons cette épreuve comme une occasion pour préparer l’avenir de tous, sans omettre personne. En effet, sans une vision d’ensemble, il n’y aura d’avenir pour personne.

Aujourd’hui, l’amour désarmé et désarmant de Jésus ressuscite le cœur du disciple. Nous aussi, comme l’apôtre Thomas, accueillons la Miséricorde, salut du monde. Et soyons miséricordieux envers celui qui est le plus faible. Ce n’est qu’ainsi que nous construirons un monde nouveau.

 

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dimanche de la Miséricorde divine

à la Cathédrale de Lisieux




Message du 21 Avril 2020

Sainte Marie
Chers amis,
Certains parmi vous ont maintenant pris l’habitude de dire chaque jour le chapelet. Combien il est bon en ces temps difficiles de prolonger notre prière mariale.
En ce temps pascal, il nous revient surtout de méditer les mystères glorieux. Comment nous aider à rentrer davantage dans ces mystères ?

« La contemplation du visage du Christ ne peut s’arrêter à son image de crucifié. Il est Le Ressuscité ! » écrivait le pape Jean Paul II pour introduire ces mystères glorieux.

 Une bonne manière de méditer ces mystères, est non seulement de contempler ce qu’il en est du mystère du Christ mais aussi en quoi ces différents mystères rejaillissent sur notre propre vie chrétienne. Les mystères glorieux nous font rentrer, non seulement dans la joie du Ressuscité, mais aussi ils nous font réfléchir à la manière dont nous même nous vivons cette résurrection.

De plus, au cœur de ces mystères, la méditation de la Pentecôte nous fait bien comprendre que non seulement nous participons à la vie du Ressuscité par la puissance de l’Esprit, mais aussi que nous sommes appelés à contempler le but de notre chemin, à savoir la pleine glorification de notre humanité, en présence de Marie, la première des sauvées : Dans le troisième mystère glorieux, le Rosaire place au centre de ce parcours glorieux du Fils et de sa Mère la Pentecôte, qui montre le visage de l’Église comme famille unie à Marie, ravivée par l’effusion puissante de l’Esprit et prête pour la mission évangélisatrice…(St Jean Paul II)

Ainsi s’articulent ces Mystères Glorieux :

  • 1er mystère glorieux : la Résurrection du Christ, vainqueur de sa mort et qui nous fait participer à sa victoire,
  • 2ème mystère glorieux : l’Ascension du Christ qui nous rappelle sans cesse le but de notre vie chrétienne qui est d’être pleinement dans la Gloire du Père,
  • 3ème mystère glorieux : la Pentecôte avec le don de l’Esprit Saint qui transforme nos vies et nous donne non pas seulement de regarder le Ciel, mais d’être témoins aujourd’hui de Celui qui est Le Ressuscité,
  • 4ème mystère glorieux : l’Assomption de Marie qui nous rappelle que nous aussi nous sommes appelés avec toute notre humanité à demeurer éternellement dans le Père,

Avec le 5ème mystère glorieux, le Couronnement de Marie au Ciel, nous sommes appelés à prendre Marie chez nous, c’est-à-dire à passer par Marie, pour introduire notre prière d’intercession. Elle nous conduit ainsi à la fidélité de notre vocation chrétienne qui est de faire en sorte que tous ensemble, nous nous laissions transformer par l’Esprit.

Je suis frappé de voir que la méditation des mystères glorieux nous conduit à demeurer dans l’Espérance en ces temps difficiles. Oui le Christ est vraiment ressuscité, Il nous introduit déjà dans cette victoire, dans la mesure où nous accueillons aujourd’hui sa grâce pour en vivre et pour en témoigner en ce monde qui en a tant besoin. Il ne s’agit pas pour nous de nous en tenir seulement aux analyses médiatiques, mais il nous faut comprendre qu’à travers ces tribulations, le Seigneur veut nous faire revenir à la Source d’eaux vives qu’est l’Esprit Saint. Que ce temps d’épreuves, mais aussi de grâces, ne nous laisse pas inactifs, mais renouvelés dans notre foi et dans notre attachement au Christ. Oui méditons chaque jour ces mystères glorieux afin que, comme Marie, nous rentrions plus profondément dans la joie du Ciel.

Père Philippe

 

 




Message du 16 avril 2020

Chers amis,
Le dimanche après Pâques est le Dimanche de la Miséricorde. C’est Jean Paul II qui institua cette fête en 2000 le jour de la canonisation de Sainte Faustine. Le Christ lui avait dit « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques»
Pour nous préparer à cette fête voici quelques citations de Sainte Thérèse qui nous rappellent que Dieu est avant tout Miséricorde, un Père plein de tendresse pour ses enfants, particulièrement pour les plus petits, ceux qui se reconnaissent pauvres et impuissants.
Pour continuer à être en communion les uns avec les autres je vous invite durant cette fin de semaine à prier le chapelet de la Miséricorde donné par Jésus lui-même à Sainte Faustine (Cf. Document ci-joint). Nous pouvons le dire chaque jour vers 15h et particulièrement ce vendredi.
+ Citations de Sainte Thérèse : 
« Ce qui lui plaît (au Bon Dieu) c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa miséricorde… Voilà mon seul trésor ». (LT 197).
« C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour. » (Ibid. v°)
« A tout péché miséricorde,… » (LT 147)
Les fautes ne sont pour elle qu’occasion de s’en remettre à Lui : « Le souvenir de mes fautes m’humilie, me porte à ne jamais m’appuyer sur ma force qui n’est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d’amour. Comment, lorsqu’on jette ses fautes avec une confiance toute filiale dans le brasier dévorant de l’amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour ? » (LT247 à l’Abbé Bellière).
Ce sens de la miséricorde est crucial dans les derniers mois de sa vie, quand elle passe par l’épreuve de la nuit de la foi. Durant cette période, elle est assaillie de telles tentations qu’elle comprend mieux ce que vivent les plus grands pécheurs. Pourtant, elle ne cesse de croire en la miséricorde infinie de Dieu pour celui qui revient vers lui. Elle va jusqu’à dire, en juillet 1897, à sa sœur Pauline : « Dites bien, ma Mère, que si j’avais commis tous les crimes possibles, j’aurais toujours la même confiance, je sens que toute cette multitude d’offenses serait comme une goutte d’eau jetée dans un brasier ardent ». (Derniers entretiens 11 juillet 1897)

Au verso d’une image, la dernière qu’elle ait peinte et qu’elle envoie quelques semaines plus tard à l’Abbé Bellière (août 1897), Thérèse écrit : « Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit…je l’aime ! … car Il n’est qu’amour et miséricorde. » (LT 266).

  • Chapelet de la Miséricorde : 
Il se récite avec un chapelet ordinaire.
  • Un Notre Père
  • Un Je vous salue Marie
  • Un Je crois en Dieu
Sur les gros grains :
« Père Éternel, je vous offre le corps et le sang, l’âme et la divinité de votre Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de tous nos péchés et de ceux du monde entier. »
Sur les petits grains :
« Par sa douloureuse Passion, soyez miséricordieux pour nous et pour le monde entier. »
A la fin du chapelet :
« Dieu saint, Dieu fort, Dieu éternel, prenez pitié de nous et du monde entier. » (× 3)
Prière pour conclure : 
Dieu éternel, en qui la miséricorde est sans fin et le trésor de la compassion inépuisable, regardez avec bonté et augmentez votre miséricorde en nous, afin que, dans les moments difficiles, nous ne désespérions ni ne nous découragions, mais nous nous soumettions avec une grande confiance à Votre sainte volonté, qui est amour et miséricorde.

Marie et la Miséricorde

Père Bertrand LESTIEN




Message du mardi 14 avril 2020

paroisse de lisieux

Chers amis, 

               Le temps pascal est un temps de joie ! Nous sommes passés de la mort à la vie, nous avons fêté la Résurrection du Christ et chaque instant de l’Octave de Pâques est l’occasion de chanter :

« Alléluia, Christ est vivant » 

             En effet, entre le dimanche de la Résurrection du Christ et le dimanche suivant dit de la Miséricorde divine, institué par saint Jean Paul II le jour de la canonisation de sainte Faustine (le 30 avril 2000), chaque jour est jour de Pâques ! 

Ces huit (octo en latin) jours sont donc traditionnellement appelés « Octave de Pâques ». Pendant cette période, la messe est célébrée tous les jours avec les prières du jour de Pâques.

Spirituellement, cette période nous permet de méditer et plonger plus intensément encore dans la puissance et la joie de la Résurrection du Seigneur. 

Il est bon en effet de raviver cet événement central de notre foi et rappeler que ce dernier se prolonge bien au-delà du seul jour de Pâques. 

Aussi je vous propose tout simplement de méditer durant cette semaine sur l’homélie que le Pape François nous a donnée lors de la Vigile pascale.

A tous je souhaite une belle « Octave de Pâques » !

Père Bertrand

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Vigile de Pâques 2020

homélie du pape François

 

     « Après le sabbat » (Mt 28, 1) les femmes allèrent au tombeau. C’est ainsi qu’a commencé l’Évangile de cette Veillée sainte, avec le sabbat. C’est le jour du Triduum pascal que nous négligeons le plus, pris par la frémissante attente de passer de la croix du vendredi à l’alleluia du dimanche. Cette année, cependant, nous percevons plus que jamais le samedi saint, le jour du grand silence. Nous pouvons nous retrouver dans les sentiments des femmes en ce jour. Comme nous, elles avaient dans les yeux le drame de la souffrance, d’une tragédie inattendue arrivée trop vite. Elles avaient vu la mort et avaient la mort dans leur cœur.À la souffrance s’ajoutait la peur : leur arriverait-il, à elles aussi, la même fin qu’au Maître ? Et puis les craintes pour l’avenir, tout à reconstruire. La mémoire blessée, lespérance étouffée. Pour elles c’était l’heure la plus sombre, comme pour nous.

Mais dans cette situation, les femmes ne se laissent pas paralyser. Elles ne cèdent pas aux forces obscures de la lamentation et du regret, elles ne se renferment pas dans le pessimisme, elles ne fuient pas la réalité. Elles font quelque chose de simple et d’extraordinaire : dans leurs maisons elles préparent les parfums pour le corps de Jésus. Elles ne renoncent pas à l’amour : dans l’obscurité du cœur, elles allument la miséricorde. La Vierge, le samedi, jour qui lui sera dédié, prie et espère. Dans le défi de la souffrance, elle a confiance dans le Seigneur. Ces femmes, sans le savoir, préparaient dans l’obscurité de ce samedi « l’aube du premier jour de la semaine », le jour qui aurait changé l’histoire. Jésus, comme une semence dans la terre, allait faire germer dans le monde une vie nouvelle ; et les femmes, par la prière et l’amour, aidaient l’espérance à éclore. Combien de personnes, dans les jours tristes que nous vivons, ont fait et font comme ces femmes, en semant des germes despérance ! Avec de petits gestes d’attention, d’affection, de prière.

À l’aube, les femmes vont au sépulcre. Là ,l’ange leur dit :
« Vous, soyez sans crainte. Il n’est pas ici, il est ressuscité » (vv.5-6). Devant une tombe, elles entendent des paroles de vie… Et ensuite elles rencontrent Jésus, l’auteur de l’espérance, qui confirme l’annonce et dit : « Soyez sans crainte » (v. 10). N’ayez pas peur, soyez sans crainte : voici l’annonce d’espérance. Elle est pour nous, aujourd’hui. Ce sont les paroles que Dieu nous répète dans la nuit que nous traversons.

Cette nuit nous conquerrons un droit fondamental, qui ne nous sera pas enlevé : le droit à l’espérance. C’est une espérance nouvelle, vivante, qui vient de Dieu. Ce n’est pas un simple optimisme, ce n’est pas une tape sur l’épaule ou un encouragement de circonstance. C’est un don du Ciel que nous ne pouvons pas nous procurer tout seuls. Tout ira bien, disons-nous avec ténacité en ces semaines, nous agrippant à la beauté de notre humanité et faisant monter du cœur des paroles d’encouragement. Mais, avec les jours qui passent et les peurs qui grandissent, même l’espérance la plus audacieuse peut s’évaporer. L’espérance de Jésus est autre. Elle introduit dans le cœur la certitude que Dieu sait tout tourner en bien, parce que, même de la tombe, il fait sortir la vie.

La tombe est le lieu d’où celui qui rentre ne sort pas. Mais Jésus est sorti pour nous, il est ressuscité pour nous, pour apporter la vie là où il y avait la mort, pour commencer une histoire nouvelle là où on avait mis une pierre dessus. Lui, qui a renversé le rocher à l’entrée de la tombe, peut déplacer les rochers qui scellent notre cœur. Par conséquent, ne cédons pas à la résignation, ne mettons pas une pierre sur l’espérance. Nous pouvons et nous devons espérer, parce que Dieu est fidèle. Il ne nous a pas laissé seuls, il nous a visité : il est venu dans chacune de nos situations, dans la souffrance, dans l’angoisse, dans la mort. Sa lumière a illuminé l’obscurité du sépulcre : aujourd’hui il veut rejoindre les coins les plus obscures de la vie. Sœur, frère, même si dans ton cœur tu as enseveli l’espérance, ne te rends pas : Dieu est plus grand. L’obscurité et la mort n’ont pas le dernier mot. Confiance, avec Dieu rien n’est perdu.

Confiance : C’est une parole qui dans l’Évangile sort toujours de la bouche de Jésus. Une seule fois d’autres la prononcent, pour dire à une personne nécessiteuse : « Confiance ! lève-toi, [Jésus] t’appelle » (Mc 10, 49). C’est lui, le Ressuscité, qui nous relève nous qui sommes dans le besoin. Si tu es faible et fragile sur le chemin, si tu tombes, ne crains pas, Dieu te tend la main et te dit : “Confiance”. Mais tu pourrais dire, comme don Abbondio : « La confiance, personne ne peut se la donner » ( I Promessi Sposi – Les fiancés, XXV). Tu ne peux pas te la donner, mais tu peux la recevoir, comme un don. Il suffit d’ouvrir ton cœur dans la prière, il suffit de soulever un peu cette pierre mise à l’entrée de ton cœur pour laisser entrer la lumière de Jésus. Il suffit de l’inviter : “Viens, Jésus, dans mes peurs et dis-moi aussi : Confiance”. Avec toi, Seigneur, nous serons éprouvés mais non ébranlés. Et, quelle que soit la tristesse qui habite en nous, nous sentirons devoir espérer, parce qu’avec toi la croix débouche sur la résurrection, parce que tu es avec nous dans l’obscurité de nos nuits : tu es certitude dans nos incertitudes, Parole dans nos silences, et rien ne pourra jamais nous voler l’amour que tu nourris pour nous.

Voilà l’annonce pascale, une annonce d’espérance. Elle contient une deuxième partie, l’envoi.

« Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée » (Mt 28, 10), dit Jésus. « Il vous précède en Galilée » (v. 7), dit l’ange. Le Seigneur nous précède. Il est beau de savoir qu’il marche devant nous, qu’il a visité notre vie et notre mort pour nous précéder en Galilée, c’est-à-dire dans le lieu qui pour lui et pour ses disciples rappelait la vie quotidienne, la famille, le travail. Jésus désire que nous portions l’espérance là, dans la vie de chaque jour. Mais la Galilée, pour les disciples, c’était aussi le lieu des souvenirs, surtout du premier appel. Retourner en Galilée c’est se souvenir d’avoir été aimés et appelés par Dieu. Nous avons besoin de reprendre le chemin, nous rappelant que nous naissons et renaissons d’un appel gratuit d’amour. Cela est le point d’où repartir toujours, surtout dans les crises, dans les temps d’épreuve.

Mais il y a plus. La Galilée était la région la plus éloignée d’où ils se trouvaient, de Jérusalem. Et pas seulement géographiquement : la Galilée était le lieu le plus distant de la sacralité de la Ville sainte. C’était une région peuplée de gens divers qui pratiquaient des cultes variés : c’était la « Galilée des nations » (Mt 4, 15). Jésus envoie là, il demande de repartir de là. Qu’est-ce que cela nous dit ? Que l’annonce de l’espérance ne doit pas être confinée dans nos enceintes sacrées, mais doit être portée à tous. Parce que tous ont besoin d’être encouragés et, si nous ne le faisons pas nous, qui avons touché de la main « le Verbe de vie » (1 Jn 1, 1), qui le fera ? Qu’il est beau d’être des chrétiens qui consolent, qui portent les poids des autres, qui encouragent : annonciateurs de vie en temps de mort ! En chaque Galilée, en chaque région de cette humanité à laquelle nous appartenons et qui nous appartient, parce que nous sommes tous frères et sœurs, portons le chant de la vie ! Faisons taire le cri de mort, ça suffit les guerres ! Que s’arrête la production et le commerce des armes, parce que c’est de pain et non de fusils dont nous avons besoin. Que cessent les avortements, qui tuent la vie innocente. Que s’ouvrent les cœurs de ceux qui ont, pour remplir les mains vides de ceux qui sont privés du nécessaire.

Les femmes, à la fin, « embrassèrent les pieds » de Jésus (Mt 28, 9), ces pieds qui pour venir à leur rencontre avaient fait un long chemin, jusqu’à entrer et sortir de la tombe. Elles embrassèrent les pieds qui avaient piétiné la mort et ouvert le chemin de l’espérance. Nous, pèlerins en recherche d’espérance, aujourd’hui nous nous serrons contre toi, Jésus Ressuscité. Nous tournons le dos à la mort et nous t’ouvrons nos cœurs, toi qui es la Vie.

Photos de la messe à la cathédrale dimanche de Pâques


 

 

Si vous souhaitez revoir les offices de la semaine sainte à la cathédrale de Bayeux, vous pouvez le faire en cliquant sur le lien suivant : https://bayeuxlisieux.catholique.fr/diocese/les-dossiers/careme-et-paques/videos-offices-de-semaine-sainte-2020/



Alléluia ! Le Christ est ressuscité

Christ ressucité
Chers Amis, 
 
hier soir nous avons célébré la Vigile Pascale dans la cathédrale en huis-clos
Bien qu’elle soit complètement vide sachez que vous étiez tous présents dans notre prière, spécialement ceux d’entre vous qui vivent isolés, seuls, dans l’angoisse, le deuil, dans la souffrance et la tristesse. 
 
Le Père Cyrille dans son homélie a médité sur l’icône de la Résurrection, de la descente du Christ « aux enfers ». 
Il précisait que c’est « aujourd’hui » que le Christ ressuscite et  qu’Il descend dans chacun de « nos enfers » !
C’est la grâce que nous demandons les uns pour les autres : Que le Christ vienne nous rejoindre au plus profond de notre être.
Qu’Il vienne par sa Lumière chasser nos ténèbres. 
Qu’Il vienne par sa Présence habiter nos solitudes. 
Qu’Il vienne par sa Force nous libérer de tous liens. 
Qu’Il vienne par sa Grâce nous guérir de toutes nos blessures. 
Qu’Il vienne par sa Tendresse nous consoler de toutes tristesses. 
Qu’Il vienne par son Amour nous réveiller de toutes morts. 
Qu’Il vienne prononcer, comme pour Marie en pleur devant le tombeau vide, notre propre prénom !
 
Oui, que le Seigneur soit béni car il vient nous rejoindre chacun là où nous sommes pour nous entraîner dans son Cœur, dans sa Miséricorde, dans sa Lumière, dans sa Joie, dans son étreinte avec son Père.
 
Que la Vierge Marie nous aide à nous laisser rejoindre par son Fils ressuscité !
Que Celle, qui est devenue notre « Mère » au pied de la Croix, nous aide à nous ouvrir aux flots de Lumière et d’Amour de Celui qui nous a aimé « jusqu’au bout« , jusque dans « nos enfers« .
 
C’est le vœu le plus profond que nous vous souhaitons en ce jour de Pâques, pour vous personnellement, pour chacune nos familles, pour notre Paroisse, pour notre pays, pour le monde entier !
« Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !« 
Père Bertrand, Père Philippe et Père Cyrille
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Message pour le dimanche 12 avril 2020 – PÂQUES

101 - La Résurrection. (16/04/2017) - Le blog officiel de Nicole ...

« Le  Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! »

Chers Frères et Soeurs,
A tous je souhaite, avec le père Philippe et le père Cyrille, une Joyeuse Pâques.  Que Chacun de nous puisse être rejoint, là où nous sommes, par la présence du Vivant, du Christ Ressuscité. Que nous puissions faire l’expérience transformante de la rencontre personnelle avec Celui qui à donné sa vie par amour pour nous et qui a vaincu la mort et les puissances des Ténèbres.
« Frères, nous dis Saint Paul, vous êtes ressuscité avec le Christ. Rechercher donc les réalité d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu » (Col 3,1). Cet évènement historique, qui est le fondement de notre identité et de notre foi chrétienne, est tellement important que l’Eglise le célèbre pendant une semaine entière. Tous les jours la liturgie proclame : « Aujourd’hui le Christ est ressuscité ! ».
Aussi je vous invite durant cette semaine, tous les matins au réveil par exemple, à laisser ce crie de joie jaillir du plus profond de votre coeur : « Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! ». Que la puissance de la Résurrection traverse et  transforme littéralement tout notre être : notre coeur profond, notre intelligence et votre volonté, notre mémoire et notre affectivité, tout notre corps charnel ! Que durant cette semaine nous puissions réapprendre à vivre, à penser, à parler et à agir en ressuscité !
Oui, « Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! ». Que le Vivant nous comble des ses bénédictions et de sa JOIE.
Soyons pour notre monde les témoins de son AMOUR VICTORIEUX et MISERICORDIEUX !
Belle fête de Pâques.
Père Bertrand
https://youtu.be/vYWgOslEqtk



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un Triduum pascal bien particulier

Chers amis,

Nous allons vivre un Triduum pascal bien particulier !
Le Triduum est  comme une « petite retraite », qui s’étend du Jeudi Saint au dimanche de Pâques.
Ce sont les jours les plus importants de l’année liturgique où nous célébrons le Mystère qui est au cœur de notre foi à savoir la mort et la Résurrection du Christ.
C’est un moment fort où nous sommes appelés à revivre les derniers moments de Jésus, à le suivre pas à pas, à nous unir à ses sentiments, à ne faire qu’un avec Lui. Nous sommes invités à nous replonger dans la grâce propre de notre baptême. Il nous est offert de nous laisser radier de l’intérieur et de nous laisser saisir par « l’amour du Christ, qui surpasse toutes connaissances » (Ep 3,19).
Que la Vierge Marie nous accompagne sur « cet itinéraire spirituel » qui va de la Cène à la Résurrection par la Passion et la mort du Christ sur la Croix. 
 
Nous pourrons vivre ce Triduum en communion avec toute l’Eglise :
  • soit par une liturgie familiale (Cf documents) en communion avec nos célébrations (jeudi et vendredi à 18h et veillée pascale à 21h
  • soit par internet avec KTO avec le Pape François (même horaire que la paroisse)
  • soit avec notre évêque Mgr Boulanger (avec le lien du diocèse). https://bayeuxlisieux.catholique.fr

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Laissons-nous renouvelez par le Christ !
Bonne Pâques.
Père Bertrand

TRIDUUM PASCAL

JEUDI SAINT

Pour vivre de manière adaptée la liturgie du Jeudi saint, nous vous proposons, dans sa première partie, de vous réunir autour de la table familiale dressée de manière festive et au cours d’un repas. Puis dans sa seconde partie, vous serez invités à rejoindre un autre lieu, par exemple autour de la croix intronisée le jour des Rameaux.

Les personnes seules auront à cœur de préparer une table festive également.

La célébration du Jeudi saint est orientée par la charité tant dans le lavement des pieds que dans le don de l’eucharistie, rites que nous ne vivrons pas en ce soir, mais dont le sens sera mis en valeur au cours de la soirée.

PREMIÈRE PARTIE

• 1er temps

Rassemblés autour de la table, debout, après avoir tracé sur soi le signe de la croix, on peut prendre un chant.

Par exemple :

La nuit qu’il fut livré (HP 3 ; P. Dorlay / air breton / J. Gélineau et G. Geoffray / Mame) couplets 1-2

Une fois le chant terminé, chacun prend place et quelqu’un fait la lecture.

Lecture du livre de l’Exode (12, 1-8.11-14).

En ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
«Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année. Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte. Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »
– Parole du Seigneur.

Après un temps de silence, variable selon les situations, on peut commencer la première partie du repas.
 2ème temps

Après ce premier temps du repas, on observe un court silence avant de chanter ou lire le psaume 115 :

Psaume (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple.

Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, moi, dont tu brisas les chaînes ?

Certains préféreront prendre un chant qui dise l’action de grâce, par exemple :

C’est toi Seigneur le pain rompu (D 293 ; J.P Lécot ; G.Kirbye / Lethielleux) couplets 1 à 4

Ensuite, on poursuit le repas.
 3ème temps

De même, après un bref silence, on lit l’Évangile de Jean sur le lavement des pieds.

Lecture de l’Évangile selon st Jean (13, 1-15).

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon- Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » – Acclamons la Parole de Dieu.

Après quoi, on chante : Ubi caritas (AELF / J. Berthier / Taizé / CNA n°448)

ou tout autre chant sur la charité qui convienne

On poursuit par la dernière partie du dîner.

À la fin du repas, chacun se lève de table et celui qui préside dit la prière suivante :

Nous avons partagé dans la joie ce repas
qui nous a rappelé le dernier repas de Jésus avec ses disciples.

Que demeure en nous, la foi, l’espérance et la charité ;
que grandisse en nous la plus grande des trois : la charité.

DEUXIÈME PARTIE

Les plus petits enfants auront peut-être été couchés quand le reste de la famille, ou les parents seulement se réunissent dans le lieu où se tient la croix, pour cette deuxième partie de la soirée.
Les personnes seules feront suivre directement la fin du dîner et le déplacement vers un autre lieu de la maison.

Un chant ouvre ce temps de prière que l’Église recommande comme un moment pour durer dans la prière auprès du Christ, par exemple :

Gloire à l’agneau immolé (ZL (NT) 9 – 9 Communauté Emmanuel)

La veillée s’organisera autour du texte de Méliton de Sardes.
Selon les cas, on pourra :

– le lire en entier avec des pauses de silence.

– le lire en entier, en l’entrecoupant de refrains méditatifs.

– Choisir seulement un extrait ou l’autre.

Le silence et la prière personnelle auront une place importante durant ce temps de prière, que chacun réglera selon ses possibilités.

Lecture de l’Homélie de Méliton de Sardes sur la pâque

L’Agneau sans défaut et sans tache

Bien des choses ont été annoncées par de nombreux prophètes en vue du mystère de Pâques qui est le Christ : à lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

C’est lui qui est venu des cieux sur la terre en faveur de l’homme qui souffre ; il a revêtu cette nature dans le sein de la Vierge et, quand il en est sorti, il était devenu homme ; il a pris sur lui les souffrances de l’homme qui souffre, avec un corps capable de souffrir, et il a détruit les souffrances de la chair ; par l’esprit incapable de mourir, il a tué la mort homicide.
Conduit comme un agneau et immolé comme une brebis, il nous a délivrés de l’idolâtrie du monde comme de la terre d’Égypte ; il nous a libérés de l’esclavage du démon comme de la puissance de Pharaon ; il a marqué nos âmes de son propre Esprit, et de son sang les membres de notre corps.
C’est lui qui a plongé la mort dans la honte et qui a mis le démon dans le deuil, comme Moïse a vaincu Pharaon. C’est lui qui a frappé le péché et a condamné l’injustice à la stérilité, comme Moïse a condamné l’Égypte.
C’est lui qui nous a fait passer de l’esclavage à la liberté, des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, de la tyrannie à la royauté éternelle, lui qui a fait de nous un sacerdoce nouveau, un peuple choisi, pour toujours. C’est lui qui est la Pâque de notre salut.
C’est lui qui endura bien des épreuves en un grand nombre de personnages qui le préfiguraient : en Abel il a été tué ; en Isaac il a été lié sur le bois ; en Jacob il a été exilé ; en Joseph il a été vendu; en Moïse il a été exposé à la mort ; dans l’agneau il a été égorgé ; en David il a été en butte aux persécutions ; dans les prophètes il a été méprisé.
C’est lui qui s’est incarné dans une vierge, a été suspendu au bois, enseveli dans la terre, ressuscité d’entre les morts, élevé dans les hauteurs des cieux.
C’est lui, l’agneau muet ; c’est lui, l’agneau égorgé ; c’est lui qui est né de Marie, la brebis sans tache ; c’est lui qui a été pris du troupeau, traîné à la boucherie, immolé sur le soir, mis au tombeau vers la nuit. Sur le bois, ses os n’ont pas été brisés ; dans la terre, il n’a pas connu la corruption ; il est ressuscité d’entre les morts et il a ressuscité humanité gisant au fond du tombeau.

Pour terminer, on prend le Notre Père.
Et éventuellement la prière ci-dessous :

Dieu fidèle,
tu as écouté la prière du Christ, tu l’as libéré de la détresse.
Ne permets pas que nos cœurs se troublent, rends-les confiants, mets en eux ta joie ;
et nous attendrons dans le silence et la paix, le bonheur de voir ton visage.

 

 

 

VENDREDI SAINT

La croix est dépouillée, sans lumière ni ornement.

• Ouverture liturgique

On se tient devant la croix en silence. On peut être à genoux. Celui qui préside à la prière dit :

Seigneur, nous savons que tu aimes sans mesure, Toi qui n’as pas refusé ton propre Fils, mais qui l’a envoyé pour sauver tous les hommes ; Aujourd’hui encore, montre-nous ton amour :
Nous voulons suivre le Christ qui marche librement vers sa mort ; Soutiens-nous comme tu l’as soutenu, et sanctifie-nous dans le mystère de sa Pâque. Amen.
• Écouter la Parole

Le silence qui vient d’ouvrir ce temps de prière préfigure le silence de la croix et, peut-être, celui dans lequel nous nous tenons en cette semaine sainte où nous sommes empêchés de nous rassembler comme à l’ordinaire. Il s’impose le vendredi saint afin de nous faire entrer dans l’attente de la résurrection. La croix et la résurrection forment les deux faces d’une même réalité : la victoire du Christ. Suivons-le jusqu’à la croix pour avoir part avec lui à son mystère pascal.

• Première lecture

Lecture de l’Épître de Paul aux Philippiens (Ph 2, 6-11)

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père. – Parole du Seigneur.

 Psaume 30

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ; garde-moi d’être humilié pour toujours. En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires
et même de mes voisins ;
je fais peur à mes amis,
s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

Ant. « Ô Père, en tes mains, je remets mon esprit. » ou « En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit »

On m’ignore comme un mort oublié, comme une chose qu’on jette. J’entends les calomnies de la foule : ils s’accordent pour m’ôter la vie.Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis:«Tu es mon Dieu!»
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s’acharnent.vous tous qui espérez le Seigneur !
Soyez forts, prenez courage,
Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; sauve-moi par ton amour.

Si on le souhaite on peut lire l’Évangile de la Passion selon st Jean (18,1 – 19, 42)

 

• Prière universelle

Refrain après silence : « Dieu de tendresse, souviens-toi de nous ! »

-1-

Lecteur 1 : Prions pour la sainte Église de Dieu :
Lecteur 2 : Que le Père tout-puissant lui donne la paix et l’unité, qu’il la protège dans tout l’univers ; et qu’il nous accorde une vie calme et paisible pour que nous rendions grâce à notre Dieu. (silence)
Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, dans le Christ, tu as révélé ta gloire à tous les peuples ; Protège l’œuvre de ton amour : afin que ton Église répandue par tout l’univers demeure inébranlable dans la foi pour proclamer ton nom. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-2-

Lecteur 1 : Prions pour notre saint Père le pape François, élevé par Dieu à l’ordre épiscopal
Lecteur 2 : Qu’il le garde sain et sauf à son Église pour gouverner le peuple de Dieu. (silence)
Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant dont la sagesse organise toutes choses, daigne écouter notre prière : Protège avec amour le pape que tu as choisi, afin que, sous la conduite de ce pasteur, le peuple chrétien que tu gouvernes progresse toujours dans la foi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-3-

Lecteur 1 : Prions pour notre évêque NN, pour tous les évêques, les prêtres, les diacres, pour tous ceux qui remplissent des ministères dans l’Église, et pour l’ensemble du peuple des croyants. (silence)
Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant dont l’Esprit sanctifie et gouverne le corps entier de l’Église, exauce les prières que nous t’adressons pour tous les ordres de fidèles qui la composent : Que chacun d’eux, par le don de ta grâce, te serve avec fidélité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-4-

Lecteur 1 : Prions pour les catéchumènes :
Lecteur 2 : Que Dieu notre Seigneur ouvre leur intelligence et leur cœur, et les accueille dans sa miséricorde ; Après avoir reçu le pardon de tous leurs péchés par le bain de la naissance nouvelle, qu’ils soient incorporés à notre Seigneur Jésus Christ. (silence)
Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, toi qui assures toujours la fécondité de ton Église, augmente en nos catéchumènes l’intelligence et la foi: qu’ils renaissent à la source du baptême et prennent place parmi tes enfants d’adoption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-5-

Lecteur 1 : Prions pour tous nos frères qui croient en Jésus Christ et s’efforcent de conformer leur vie à la vérité :
Lecteur 2 : Demandons au Seigneur notre Dieu de les rassembler et de les garder dans l’unité de son Église. (silence)
Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, toi qui rassembles ce qui est dispersé, et qui fais l’unité de ce que tu rassembles, regarde avec amour l’Église de ton Fils: Nous te prions d’unir dans la totalité de la foi et par le lien de la charité tous les hommes qu’un seul baptême a consacrés. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-6-

Lecteur 1 : Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier :
Lecteur 2 : Qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité à son Alliance. (silence)
Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as choisi Abraham et sa descendance pour en faire les fils de ta promesse, Conduis à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance, comme ton Église t’en supplie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-7-

Lecteur 1 : Prions pour ceux qui ne croient pas en Jésus Christ :
Lecteur 2 : Demandons qu’à la lumière de l’Esprit Saint, ils soient capables eux aussi de s’engager pleinement sur le chemin du salut. (silence)
Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, donne à ceux qui ne croient pas au Christ d’aller sous ton regard avec un cœur sincère, afin de parvenir à la connaissance de la vérité. Et donne-nous de mieux nous aimer les uns les autres et d’ouvrir davantage notre vie à la tienne, pour être dans le monde de meilleurs témoins de ton amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-8-

Lecteur 1 : Prions pour ceux qui ne connaissent pas Dieu :
Lecteur 2 : Demandons qu’en obéissant à leur conscience ils parviennent à le reconnaître. (silence)
Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as créé les hommes pour qu’ils te cherchent de tout leur cœur et que leur cœur s’apaise en te trouvant, fais qu’au milieu des difficultés de ce monde tous puissent discerner les signes de ta bonté et rencontrer des témoins de ton amour : qu’ils aient le bonheur de te reconnaître, toi, le seul vrai Dieu et le Père de tous les hommes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-9-

Lecteur 1 : Prions pour les chefs d’État et tous les responsables des affaires publiques :
Lecteur 2 : Que le Seigneur notre Dieu dirige leur esprit et leur cœur selon sa volonté pour la paix et la liberté de tous. (silence)
Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, toi qui tiens en ta main le cœur des hommes, et garantis les droits des peuples, viens en aide à ceux qui exercent le pouvoir. Que partout sur la terre s’affermissent avec ta grâce la sécurité et la paix, la prospérité des nations et la liberté religieuse. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

-10-

Lecteur 1 : Prions Dieu le Père tout-puissant d’avoir pitié des hommes dans l’épreuve :
Lecteur 2 : Qu’il débarrasse le monde de toute erreur, qu’il chasse les épidémies et repousse la famine, qu’il vide les prisons et délivre les captifs, qu’il protège ceux qui voyagent, qu’il ramène chez eux les exilés, qu’il donne la force aux malades, et accorde le salut aux mourants. (silence)
Celui qui préside : Dieu éternel et tout-puissant, consolation des affligés, force de ceux qui peinent, entends les prières des hommes qui t’appellent, quelles que soient leurs souffrances. Qu’ils aient la joie de trouver dans leurs détresses le secours de ta miséricorde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Une intention particulière peut être ajoutée :

« Dieu éternel et tout-puissant, force de ceux qui espèrent en toi, regarde avec compassion ceux qui se trouvent, en ces jours,
dans une situation de désarroi :
nous te prions pour les malades et pour ceux qui les soignent ;
que tes secours, toujours présents, assistent ceux qui ont besoin de toi et que ta grâce accorde aux les défunts la vie éternelle que tu veux offrir à tous. Par Jésus. »

• La contemplation de la croix
Pendant un long temps de silence, on peut contempler la croix.
On peut se mettre à genoux.

Un refrain peut rythmer ce temps :

Voici le bois de la croix qui a porté le salut du monde !
Ou Victoire ! Tu régneras !
(H 32 ; D. Julien / mélodie slave / Fleurus) couplets 1, 2, 3

• Conclusion

« Notre Père »
Oraison finale :

Que ta bénédiction, Seigneur, descende en abondance sur ton peuple qui a célébré la mort de ton Fils dans l’espérance de sa propre résurrection : accorde-lui pardon et réconfort, augmente sa foi, assure son éternelle rédemption.
Amen.

 

 

SAMEDI SAINT

L’Église invite à se tenir dans la prière confiante, dans l’attente de la résurrection du Seigneur. La liturgie des heures (disponible sur le site AELF.org) peut permettre de s’unir avec toute l’Église dans une même espérance.

DIMANCHE DE QUES VIGILE PASCALE

Il sera bon de préparer, dans la pièce où l’on fera la Vigile, un lieu qui accueillera une icône ou une image de la résurrection du Christ.
La veillée comporte les quatre grands moments de la Vigile pascale : la lumière, la Parole de Dieu, la mémoire du baptême, l’action de grâce. Il serait souhaitable de conserver cette structure. Si on le désire, on pourra ajouter, après la profession de foi, une prière universelle spontanée.

• Ouverture liturgique

La célébration commence par un court temps de silence pour se mettre en présence du Seigneur. Puis on fait le signe de la croix.

 La Lumière

En communion avec les autres chrétiens, on dépose une bougie allumée à la fenêtre. Celui qui préside dit la prière suivante :

Sois béni, Seigneur notre Dieu.
Tu as donné aux hommes la clarté de la vraie lumière

En leur envoyant ton Fils Jésus.
Que cette lumière qui brille à notre fenêtre en cette nuit de Pâques

Fasse de nous des foyers de lumière au cœur du monde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
Amen.

On peut alors prendre un chant, par exemple :

Joyeuse lumière (SYLC1 NC 1 – D Bourgeois/JF Revel/A Gouzes)
• Écouter la Parole

La Vigile pascale propose 7 lectures. Elles nous redisent ce que notre baptême, dont nous faisons mémoire en cette nuit, fait de chacun de nous. Il serait souhaitable de lire les 7 textes. Cependant, en fonction de la situation, on en retiendra au moins deux, dont Ex 14, 15 – 15, 1a, avant l’épître et l’Évangile. Après chaque lecture, on pourra chanter le psaume, le lire. Les psaumes peuvent se trouver dans le missel des dimanches, sur AELF.org ou écouter un peu de musique (Proposition en ligne sur le site liturgie.catholique.fr).

On pourra, si on le souhaite, rajouter une bougie allumée après chaque lecture.

Première lecture (Gn 1, 1- 2,2)

Le récit de la création nous rappelle que la parole de Dieu est au commencement de tout. Sans elle, il n’y a que le néant. Le baptisé est celui qui reçoit la Parole comme une promesse dont témoigne la création, promesse accomplie dans la Résurrection du Christ et qui fait de chaque baptisé une créature nouvelle.

Ps 103 : Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre Ou Ps 32 : Toute la terre, Seigneur, est remplie de ton amour
Deuxième lecture (Gn 22, 1-18)

Le sacrifice d’Isaac nous met face à un Dieu qui n’abandonne jamais ceux qui mettent en Lui leur confiance. Le baptisé est l’être d’une espérance fondée sur la foi en la résurrection du Christ. Le baptisé traverse la mort pour vivre de la vie du Ressuscité.

Ps 15 : Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge

Troisième lecture (Ex 14, 15-15, 1a)

L’exode nous fait revivre la naissance d’un peuple nouveau. En traversant la mer, le peuple est sauvé de l’esclavage. En traversant les eaux du baptême, nous faisons, par le Christ, l’expérience de la libération de nos esclavages mortels.

Cantique de l’Exode 15 : Chantons pour le Seigneur ! Éclatante est sa gloire

Quatrième lecture (Is 54, 5-14)

Isaïe nous fait prendre conscience de l’infinie capacité de Dieu à pardonner. Le chrétien est celui qui, dans un monde de haine et de conflits, témoigne de la miséricorde. Il est un être d’action de grâce pour la guérison et le salut donnés.

Ps 29 : Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé

Cinquième lecture (Is 55, 1-11)

Nous voici face à ce qui caractérise le chrétien : il croit en un Dieu dont la Parole s’est incarnée, en un Dieu qui s’est fait homme au milieu des hommes. Le chrétien est celui que Dieu invite à se rassasier sans cesse de sa Parole, le Christ, Verbe incarné, pour nourrir son espérance et son action.

Cantique d’Isaïe12 : Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut !
Sixième lecture : (Ba 3, 9-15. 32- 4, 4)

Le livre de Baruch nous dit que la loi de Dieu n’est pas une contrainte. Elle est une exigence d’amour, un chemin de vie, de sagesse et de joie ; une loi de vie. Le chrétien est un amoureux qui va à la rencontre de Dieu et de ses frères, sur un chemin donné, et balisé par la Parole.

Ps 18 B : Seigneur, tu as les paroles de vie éternelle

Septième lecture (Ez 16-17a. 18-28)

Ezéchiel nous rappelle que Dieu est fidèle à l’Alliance. Le chrétien, malgré le péché, la solitude et les incompréhensions, renonce aux idoles pour aimer Dieu par-dessus tout. Face à la merveille d’un Dieu qui se donne dans son Fils, le chrétien rend grâce.

Ps 41 : Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu
Ou Ps 50 : Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu

Épître de Paul aux Romains (Ro 6, 3b-11)

Saint Paul met en valeur l’affirmation centrale de la foi chrétienne : « Ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; sur lui, mort n’a plus aucun pouvoir ». Ainsi, il renvoie au cœur de la foi de l’Église dans laquelle nous sommes baptisés. Il éclaire le sens du baptême à la lumière du mystère pascal et appelle chaque baptisé à une vie baptismale : « Pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ ».

Avant la lecture de l’Évangile, on peut chanter l’acclamation :

Alléluia (Y43-38 D. Rimaud / H. Schütz)
Ou Ps 117 avec ses Alléluia (Z117-5, Ed. de l’Emmanuel)

Lecture de l’Évangile selon saint Matthieu (Mat 28, 1-10)

La Résurrection de Jésus bouleverse tout. Elle n’est pas qu’un retour à la vie, mais le commencement d’un monde nouveau. Le baptême nous introduit dans ce monde nouveau dont nous avons à témoigner, et qui donne sens à notre vie, à nos engagements.

À la fin de l’Évangile, on dépose l’icône ou l’image de la Résurrection à l’endroit prévu.

• La mémoire du baptême

Après un temps de silence on pourra prier la litanie des Saints, ces baptisés qui nous ont précédés dans la foi dont nous héritons. On peut ajouter quelques noms à la liste des saints, par exemple ceux des patrons de l’Église diocésaine, de l’église paroissiale et des membres de la famille.

Seigneur, prends pitié. Seigneur, prends pitié. Ô christ, prends pitié. Ô christ, prends pitié. Seigneur, prends pitié. Seigneur, prends pitié.

Sainte Marie, priez pour nous.
Sainte Mère de Dieu, priez pour nous. Sainte vierge des vierges, priez pour nous.

Saints Michel, Gabriel et Raphaël, priez pour nous. Saint Jean-Baptiste, priez pour nous.
Saint Joseph, priez pour nous.

Saint Pierre et Saint Paul, priez pour nous. Saint André, priez pour nous.
Saint Jean et Saint Jacques, priez pour nous.

Sainte Marie-Madeleine, priez pour nous. Saint Étienne, priez pour nous.
Saint Ignace d’Antioche, priez pour nous.

Saint Laurent, priez pour nous.
Sainte Perpétue et Sainte Félicité, priez pour nous. Sainte Agnès, priez pour nous.

Saint Grégoire, priez pour nous. Saint Augustin, priez pour nous. Saint Athanase, priez pour nous.

Saint Basile, priez pour nous.
Saint Martin de Tours, priez pour nous. Saint Benoît, priez pour nous.

Saint François d’Assise, priez pour nous. Saint Dominique, priez pour nous.
Saint Thomas d’Aquin, priez pour nous.

Sainte Catherine de Sienne, priez pour nous. Saint Ignace de Loyola, priez pour nous. Saint François Xavier, priez pour nous.

Sainte Thérèse d’Avila, priez pour nous. Saint Jean de la Croix, priez pour nous. Sainte Rose de Lima, priez pour nous.

Saint Vincent de Paul, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, priez pour nous. Sainte Bernadette Soubirous, priez pour nous.

Saint Jean Bosco, priez pour nous.
Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, priez pour nous. Saint Louis de France, priez pour nous.

Vous tous, saints et saintes de Dieu, priez pour nous.

Cette foi dont nous avons hérité, nous la proclamons en disant ensemble la profession de foi.

Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible,
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé,
de même nature que le Père ;
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel;
Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Écritures, et il monta au ciel;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts
et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie;
il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire;
il a parlé par les prophètes.

Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique.

Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.

Amen

• L’Action de grâce

Nous pouvons ensuite rendre grâce au Père par la prière suivante qui introduira au Notre Père :

C’est pour te rendre grâce, Dieu Notre Père,
Que nous élevons notre cœur et le tournons vers toi.

En cette nuit où nous faisons mémoire
Du jour où tu commenças la création de notre monde,

Nous te bénissons d’être la source de toute vie. Alléluia, Alléluia.

C’est aussi en cette nuit que tu as relevé Jésus d’entre les morts.
Il avait pris notre existence et l’avait prise jusqu’à la croix.
Tu ne pouvais laisser ton Fils au tombeau et tu l’as ressuscité.

En lui, tu as fait passer la création au-delà de la mort et nous te rendons grâce. Alléluia, Alléluia.

Avec Jésus, ton Fils, ressuscité,
Nous te louons et nous te bénissons

Et nous annonçons le jour où tu feras passer notre monde Dans l’éternelle nouveauté de ton Royaume

Alléluia, Alléluia.

Comme lui-même nous l’a appris et remplis de la joie de la Résurrection, nous osons te dire :

Notre Père...

Si des enfants sont présents, on pourra conclure le temps de prière par la bénédiction suivante qu’un des parents pourra prononcer et que l’on mettra au pluriel, selon les circonstances.

Seigneur Jésus, tu as dit  : « Laissez venir à moi les enfants, Car le Royaume des cieux est à eux Et à ceux qui leur ressemblent ». Tu as imposé les mains sur les enfants et tu les as bénis. Béni aussi notre (nos) enfant(s) N…
À son baptême, tu l’as appelé par son nom Et il est devenu en toi enfant de Dieu.
Envoie ton ange pour l’accompagner et le garder de tout faux pas. Qu’il trouve toujours dans notre famille l’aide dont il a besoin pour devenir adulte et vrai chrétien.
N… que la bénédiction de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit
Descende sur toi et sur nous tous
Et y demeure toujours. Amen.

On pourra terminer en chantant « Alléluia » ou un chant de louange pascale
NB :Si une personne est seule à prier, elle pourra conclure par la bénédiction suivante :

Père très saint, tu as ressuscité Jésus d’entre les morts.
Que ta bénédiction me fasse renaître à ta propre vie.

Qu’elle me fasse reconnaître en Jésus mon Seigneur et mon Dieu. Qu’elle redonne sens à ma vie

Et remplisse mon cœur de ta paix en ces temps troublés, Qu’elle répande sur moi le souffle de ton Esprit,

Et me fasse témoigner de ton amour pour le monde. Je te le demande, par Jésus, le Christ, notre Seigneur ». Amen.

DIMANCHE DE LA RÉSURRECTION

• Entrer dans la joie de ce jour

En ce jour résurrection et de joie, le texte ci-dessous, soutiendra notre prière, alors que beaucoup sont dans l’inquiétude et connaissent des difficultés.
Aujourd’hui, rien ne nous empêchera de danser,
et la terre va trembler sous nos pieds !
Nous serons les hommes et les femmes de la danse !

Aujourd’hui, rien ne pourra nous empêcher de chanter,
et l’humanité en sera émue.
Nous serons les hommes et les femmes de la joie de vivre !

Aujourd’hui, ni la faim, ni la pauvreté, ni la tristesse, ni la guerre, ni le coronavirus,
ni l’arrêt du travail, ni le confinement difficile,
ni l’impossibilité de nous réunir…

Aujourd’hui… Pâques !

Rien ne nous empêchera de te louer, Seigneur, de te chanter, de danser !
Tu es ressuscité, et tu nous fais vivre…, survivre ! Qui mieux que nous peut danser ?

Qui mieux que nous peut rouler le tam-tam ?

Aujourd’hui, Seigneur, sur les cendres de nos vies,
sur les squelettes de nos guerres, de nos souffrances,
sur les aridités de nos sécheresses intérieures…
Nous te chantons, Seigneur,
pour nos frères et sœurs qui ont perdu le chant et la joie, qui ont perdu le sourire et la danse…
Car tu es ressuscité ! Alléluia !

(d’après Agwaelomu Etombo Mokodi)
Un chant de Pâques ou un alléluia fera écho à cette profession de foi en la résurrection.

Certains préféreront chanter directement le Gloire à Dieu, encadré d’un alléluia festif au début et à la fin.

Par exemple : Le Christ est vivant – Alléluia (I 214 JP Lécot / J Herrera / Zech) couplets 1, 3 et 6

 

• Écouter la Parole
Rien ne nous empêchera de te louer, Seigneur,

rien ne nous empêchera d’écouter ta parole.
Lecture des Actes des Apôtres (Ac 10, 34a.37-43)

L’Apôtre Pierre donne une première catéchèse aux païens de la maison de Corneille. Jésus, qui a vécu en faisant le bien, est mort et ressuscité pour que tout homme qui croit reçoive le pardon de ses péchés. Et nous sommes envoyés pour l’annoncer.

Ou

Lecture d’une lettre de saint Paul

Les deux lectures au choix – Col 3, 1-4 et 1 Co 5, 6b-8 – sont des relectures de l’événement pascal.

Désormais, baptisés, nous sommes passés de la mort à la vie. Nous sommes devenus le pain de la Pâques, hommes nouveaux destinés à partager la gloire du Christ.
Aujourd’hui… Pâques !

Tu es ressuscité ! Alléluia !

On aura soin de chanter un alléluia développé avant de proclamer l’Évangile.

Lecture de l’Évangile selon saint Jean (Jn 20, 1-9)

La résurrection ne se manifeste que par l’absence du corps du Christ. Aucun autre signe n’est donné à ceux qui entrent dans le tombeau. Et c’est cette absence qui ouvre un espace qui permet d’accéder à la foi.

NB Si certains prient dans l’après-midi ou le soir, ils pourront prendre le récit des pèlerins dEmmaüs en Luc 24, 13-35.
• Prière pour le monde

Celui qui préside peut introduire :

Nous te chantons, Seigneur,
pour nos frères et sœurs qui ont perdu le chant et la joie,
pour eux, nous prions.

– Pour l’Église, mère de miséricorde.
– Pour les gouvernements sollicités par les événements.
– Pour les personnes malades.
– Pour les personnels soignants.
– Pour ceux qui vivent un deuil.
– Pour ceux pour qui le confinement est une épreuve.

Ô Christ ressuscité, exauce-nous !

(Intentions libres)
• Faire action de grâce

Aujourd’hui, rien ne pourra nous empêcher de chanter, et l’humanité en sera émue.

On prend un chant de Pâques qui rend grâce à Dieu pour le don de la vie nouvelle. Par exemple : Christ est vraiment ressuscité I 169

On dit ou on chante le Notre Père.
• Conclusion

Pour conclure ce temps de prière, nous pourrons appeler sur nous-mêmes et nos familles, la bénédiction de Dieu.

Celui qui préside dit :

Que demeure sur nous la grâce pascale que Dieu nous a offerte aujourd’hui : qu’elle nous protège de l’oubli et du doute. Amen.

Par la résurrection du Christ,
nous sommes déjà nés à la vie nouvelle
et nous connaissons une joie que rien ne pourra nous ravir pas même la mort.
Amen.

Maintenant que sont finis les jours de la Passion, marchons à la suite du Ressuscité pour connaître avec lui la joie parfaite en son Royaume.
Amen.

Pour terminer, on pourra reprendre l’Alléluia
ou un chant de louange pascale

Par exemple : Canticorum Jubilo (A toi la gloire, à toi ressuscité)




Recevoir le pardon de Dieu

Chers amis,

La Semaine Sainte est un temps béni pour renouveler la grâce reçue à notre baptême.
Voici ci-dessous une proposition de démarche à vivre personnellement et/ou en famille pour demander le pardon et recevoir la miséricorde de notre Dieu qui n’est qu’Amour.
Je vous laisse lire la présentation du Mgr Lebrun qui explique comment vivre cette démarche spirituelle.
Ensemble vivons cette Semaine Sainte avec le désir de nous laisser renouveler en profondeur et devenir toujours plus ce que vous sommes devenus par notre baptême : des disciples-missionnaires.
En grande communion de prière.
Bien à vous.
Père Bertrand
 Pardon-croix-et-jeune_Web_1
Recevoir le Pardon de Dieu dans la situation exceptionnelle de pandémie du coronavirus

Le carême est un chemin de retour vers Dieu qui fait miséricorde. Sa grâce est la conversion du cœur. Cette année, en raison de la mise en place du confinement pour limiter la propagation du COVID-19, il n’est quasiment pas possible de rencontrer un prêtre pour vivre le sacrement de la réconciliation. Comment faire la paix avec le Seigneur, comment recevoir la grâce de son pardon, comment se laisser réconcilier ?

Alors que nous sommes empêchés de recevoir l’absolution sacramentelle, l’Église propose de vivre un chemin de contrition et de demande de pardon à Dieu avec, pour les fautes graves, « la ferme résolution de recourir le plus tôt possible à la confession sacramentelle », afin de recevoir effectivement le pardon de ses péchés. Avec l’aide du service de Pastorale Liturgique et Sacramentelle du diocèse de Rennes, je vous propose cette démarche spirituelle de la contrition du cœur pour demander le pardon et le recevoir dans la joie de la miséricorde.

Puis-je vous remercier de prendre ce temps ? Même vécu seul, il fera du bien à toute la communauté, par la communion des saints.

Allons ensemble sur ce beau chemin !

✠ Dominique Lebrun
Archevêque de Rouen

Préparer son cœur

Après avoir fait le signe de croix, j’invoque l’Esprit Saint pour qu’il éclaire mon cœur et me donne de prendre conscience de l’amour infini de Dieu, pour l’humanité tout entière et pour moi en particulier. Je demande aussi à l’Esprit Saint sa lumière pour ouvrir mon cœur.

1. Viens, Esprit-Saint, en nos cœurs,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.
Viens en nous, père des pauvres.
Viens, dispensateur des dons.
Viens, lumière en nos cœurs.

2. Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.
Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

3. Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

4. Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

5. A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient,
donne tes sept dons sacrés.
Donne mérite et vertu
donne le salut final
donne la joie éternelle. Amen.

Écoute de la Parole de Dieu

Je lis un texte de la Parole de Dieu pour laisser le regard de Dieu pénétrer jusqu’au cœur de ma vie ; par exemple 1Jn 1, 5-10 :

Tel est le message que nous avons entendu de Jésus Christ et que nous vous annonçons : Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice. Si nous disons que nous sommes sans péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n’est pas en nous.

ou bien Jn 15, 8-17 :

Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres.

ou bien encore Mt 5, 1-12 : 

Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »

Examen de conscience

A la lumière de l’amour de Dieu pour nous et de son appel à aimer comme lui, je relève les fautes présentes dans ma vie, les infidélités à l’amour du Seigneur (dans la relation à Dieu, aux autres et à moi-même). 

Au début ou à la fin de ce temps, je peux dire le Je confesse à Dieu

Si je suis en situation de rupture avec Dieu, par une faute grave, je demande à Dieu la force d’aller me confesser lorsque cela sera possible.

Si j’ai porté un tort à quelqu’un ou si j’ai offensé quelqu’un, je m’interroge : comment puis-je réparer ce tort ? Puis-je dès maintenant lui demander pardon, lui envoyer un signe d’amour et de tendresse ? Déjà, je prie pour lui : « Donne-lui Seigneur l’amour que je lui ai refusé ».

Devenir un cœur contrit par amour de Dieu

Un cœur contrit éprouve de la douleur devant le mal accompli mais, plus encore, pour l’offense faite à Dieu qui est tout amour. Je demande à Dieu de changer mon cœur et j’exprime ma contrition avec les paroles du Psaume 50 (3-4.5-6a.11-12.14.19) : 

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, 
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, 

purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, 
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché, 

ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. 

Détourne ta face de mes fautes, 
enlève tous mes péchés.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, 

renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; 
que l’esprit généreux me soutienne.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; 

tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Je peux alors rassembler mon cœur dans un acte de contrition, sans détailler les fautes.

Mon  Dieu, j’ai péché contre toi et mes frères,
Mais près de toi, se trouve le pardon,
Accueille mon repentir
et donne-moi la force de vivre selon ton amour.

Ou bien

Mon Dieu, j’ai un très grand regret de t’avoir offensé 
parce que tu es infiniment bon, infiniment aimable, 
et que le péché te déplaît. 
Je prends la ferme résolution, 
avec le secours de ta sainte Grâce, 

de ne plus t’offenser et de faire pénitence.

Prière litanique et demande de pardon

J’implore humblement le Christ notre Sauveur qui intercède pour nous auprès du Père, afin qu’il me pardonne mes péchés et me purifie de tout mal :

R/ Sauve-nous, Seigneur, en ton amour.

  • Tu n’es pas venu appeler les justes, mais les pécheurs,
  • Tu as beaucoup pardonné à celle qui avait aussi beaucoup aimé,
  • Tu n’as pas refusé d’aller chez les publicains et les pécheurs,
  • Tu n’as pas condamné la femme adultère, mais tu l’as relevée et invitée à sortir de son péché,
  • Tu as appelé Zachée, le publicain, à se convertir et à mener une vie nouvelle,
  • Tu as promis le Paradis au malfaiteur repentant, crucifié avec toi,
  • Tu es le bon Pasteur qui ramène au bercail, sur ses épaules, la brebis perdue,
  • Toi qui es assis à la droite du Père, où tu intercèdes pour nous,
Seigneur Jésus, 
Tu as ouvert les yeux des aveugles, guéri les malades, 
pardonné la pécheresse et, après sa faute, tu as confirmé Pierre dans ton amour ; 
Accueille ma prière : 
Pardonne tous mes péchés, renouvelle-moi dans ton amour,
Accorde-moi de vivre parfaitetre Père.
ment dans l’unité avec mes frères, 

Pour que je puisse annoncer aux hommes ton salut. Amen. 

Comme le Christ nous l’a appris et selon son commandement, je dis : No

Action de grâce

Je peux alors rendre grâce avec les mots mêmes de Marie, le Magnificat :

Mon âme exalte Le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; 
Saint est son Nom !
Son Amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui Le craignent.
Déployant la Force de Son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il Comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères
en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils, et Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen.

Conclusion

Si besoin, je marque mes résolutions pour progresser ou pour réparer une offense.

Je termine ce temps de prière par un signe de croix, dans la joie de croire en la miséricorde du Seigneur.




Message pour le dimanche 5 Avril 2020 Fête des Rameaux

les rameaux

Chers paroissiens,

voici un message vidéo de nos prêtres : message video du samedi 04 04 2020

 

RAPPEL : NOUS CONTINUONS CHAQUE JOUR

à méditer une station du chemin de Croix personnellement ou en famille ,

précédé d’un chapelet ou d’une dizaine. Cela pour intensifier la communion les uns avec les autres et avec Jésus Christ , notre Sauveur .

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La confession spirituelle

À l’approche de la Semaine Sainte, les croyants ont la (très) bonne habitude de faire une belle confession. C’est ce que les anciens appelaient : « faire ses Pâques ». Mais le confinement nous prive de ce « remède de l’âme » comme le nomme si joliment la liturgie du Carême. Tout comme pour la communion, profitons d’être privés de ce sacrement pour en retrouver le sens profond, et y revenir avec d’autant plus de joie.Tout d’abord, il est important de souligner que l’Église a déjà connu des périodes épidémiques ou de guerre qui ont privé les croyants des sacrements. Les propos qui suivent sont donc issus d’une longue réflexion du magistère. Il convient également de noter que, bien souvent, lors de ces épisodes dramatiques, se sont élevés de faux propos visant à justifier la possibilité de recevoir directement de Dieu le pardon de nos péchés. Cela va directement à l’encontre de l’enseignement de l’Église. Le pape François l’a rappelé lors de la veillée de prière de vendredi dernier : « on ne se sauve pas tout seul ! ». Et c’est ce que le catéchisme du concile de Trente (chap.21, §2) soulignait en ces termes : « Personne ne peut obtenir le salut [autrement] que par Jésus-Christ, et par les mérites de sa Passion. Il était donc très convenable en soi, et très utile pour nous qu’il y eût un Sacrement qui […] nous obligerait à reconnaître que c’est à notre divin Sauveur, et à Lui seul, que nous devons le bienfait de notre réconciliation ».
Se tourner vers le sacrement (baptême, réconciliation, onction des malades) c’est donc reconnaître que c’est Jésus-Christ qui me sauve !Mais si nous sommes privés de la rencontre avec un prêtre qui peut nous donner l’absolution, que faire ? Eh bien, en retrouvant, en premier lieu, l’importance d’un bel examen de conscience. Les saints le faisaient quotidiennement, souvent pendant 10 à 15 min. Car ne l’oublions pas, le pardon de nos péchés vise notre conversion. Il s’agit d’un « mouvement de retour à Dieu, appelé conversion ou repentir, [qui] implique une douleur et une aversion vis-à vis des péchés commis, et le propos ferme de ne plus pécher à l’avenir » (CEC 1489).
L’examen de conscience est donc la première étape de la conversion et doit précéder toute confession. Il s’agit de se mettre en présence de Dieu pour revisiter notre vie avec la ferme volonté de se corriger de ses péchés et de nous en amender. Un passage de l’Écriture et la récitation du Confiteor peuvent nous y aider. En second lieu, juste après cet examen, si nous nous mettons en vérité devant Dieu et que nous lui exprimons (par la prière d’un Pater) notre désir profond de nous confesser à un prêtre dès que possible, Dieu nous accorde alors immédiatement sa Miséricorde.Cette démarche du cœur est suffisante pour que Dieu pardonne tous nos péchés, même si un accident et une mort inattendue nous prive de l’absolution. L’important est de vouloir aller jusqu’au bout du chemin de notre réconciliation avec Dieu.
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Bayeux le 3 Avril 2020

Lettre de Mgr Jean-Claude Boulanger

aux diocésains de Bayeux – Lisieux

Chers diocésains,Rentré de Rome le 11 mars, je vis depuis le confinement complet comme il m’a été conseillé, étant donné mon âge. Ceci ne veut pas dire que je vous oublie. Bien au contraire. Chaque jour je célèbre la messe, seul, dans le petit oratoire de l’évêché en priant pour vous.

À la fin de la messe, en me tournant vers la statue de la Vierge Marie, je redis la prière du Saint Père adressée à Marie : « Nous comptons sur toi, Vierge Marie, Salut des malades, qui, auprès de la croix, s’est associée à la douleur de Jésus, en maintenant ferme ta foi. Toi, Salut de notre diocèse, tu sais ce dont nous avons besoin et nous sommes sûrs que tu y pourvoiras pour que, comme à Cana de Galilée, reviennent la joie et la fête après cette épreuve».

Nous vivons une véritable épreuve angoissante et qui prend par moments des aspects mortifères. Je pense aux familles endeuillées, aux malades atteints du virus, et à toutes les personnes isolées ou en maison de retraite. Mais je pense aussi à ceux qui vivent une proximité étouffante là où il n’y a plus d’espace personnel. Chaque jour, ayant vue sur l’hôpital de Bayeux et entendant la sirène des ambulances, je prie pour tous les soignants et les malades. Je n’oublie pas ceux qui sont angoissés devant l’avenir économique de leur commerce ou entreprise et les salariés craignant le chômage. Certains m’alertent sur leur situation : ceux qui doivent reporter leur mariage ou le baptême de leur enfant, et puis il y a ceux qui sont tellement marginalisés qu’on n’entend plus leur voix.

En même temps nous sommes témoins de beaucoup de gestes d’entraide et d’initiatives fraternelles. Spirituellement, je n’ai jamais entendu autant de personnes me dire qu’elles prient. Certains regardent chaque matin à 7 H la messe du pape sur KTO. D’autres récitent le chapelet avec le Sanctuaire de Lourdes à 15 H 30, d’autres sont fidèles à RCF, sans compter tous les textes et prières qui circulent sur le Net. Ce temps de Carême est vécu par beaucoup comme une retraite spirituelle. Je pense à ce que dit le prophète Osée : « Dieu dit : Je te conduirai au désert et je parlerai à ton cœur. » (Osée 2,16). Le désert c’est aussi le lieu de la fraternité, car au désert, seul on y meurt. Il y a un grand élan d’entraide dans notre pays. Enfin le désert même s’il est aride, se situe entre une terre d’esclavage, l’Égypte pour les Hébreux et la Terre Promise. Peut-être allons-nous quitter une société de consommation pour une économie au service de la vie et une société où il y aura davantage de partage ! Prions et offrons notre vie pour que se réalise ce défi !

Enfin nous allons entrer dans la semaine Sainte. Avec nos frères prêtres et nos frères diacres, nous allons la vivre sans communauté rassemblée. Il nous faut passer de la proximité physique à la présence. Vous serez là bien présents, frères et sœurs. Ce sera l’occasion d’être présents à ces célébrations sans être proches physiquement. Remarquez que nous parlons de présence Eucharistique et non de proximité Eucharistique. Par votre présence spirituelle vous recevrez les grâces dont vous avez besoin. Comme il y a une communion de désir, il y a aussi une confession de désir. Vous vous confesserez plus tard et communierez plus tard.

Rappelez-vous que c’est au cœur de la nuit où il allait être livré que Jésus a institué l’Eucharistie, au moment le plus tragique de sa vie. Et c’est dans le don de sa vie sur la croix, que l’Église a pris naissance. Joignons notre vie à celle du Christ et participons avec Lui à sa victoire sur les forces de mort. Sur la croix, il prend nos souffrances, nos maladies, nos morts, mais il en fait un chemin de vie. À la nuit Pascale et le jour de Pâques, nous proclamerons avec le Christ vivant, qu’il est le Salut de notre humanité.

Alors bonne semaine Sainte à chacun et chacune d’entre vous et bonnes fêtes Pascales.

Union dans la prière.

De tout cœur avec vous.

+ Jean-Claude Boulanger Evêque de Bayeux – Lisieux

P.S :   Vous avez appris que le rassemblement des 2-3 mai est annulé. Vous le deviniez.

Pouvez-vous réserver le dimanche 28 juin à Lisieux ?  Espérant que nous pourrons alors nous rassembler.

Notez également que les célébrations du Triduum pascal, que je présiderai à la Cathédrale (Jeudi saint à 19 H ; Vendredi saint à 19 H ; Veillée pascale à 21 H) seront retransmises en direct sur le site du diocèse, ainsi que le Jour de Pâques à 10 H 30. Elles seront l’occasion d’un rendez-vous diocésain dans un esprit de communion.