Edito :

 Un marché pour manifester l’amour qui sauve

À peine entamé, le temps de l’Avent est déjà consommé de moitié. En effet, ce temps de préparation pour célébrer Noël est court comparé au Carême. Tout simplement car le mystère de Noël, si important soit-il, n’est pas le cœur de la foi chrétienne. Comme nous le rappelle St Paul, « Si le Christ n’est pas ressuscité notre foi est vide » (1 Co 15, 14).

Pourtant, si pour nous chrétiens, la grande fête de l’année est la célébration Pascale, Noël continue d’être pour le reste du monde synonyme de joie et d’espérance. Toute la fête de Noël en atteste : la joie des anges qui chantent le Gloria, la joie des bergers, la joie des mages… Dans l’expérience universelle, la naissance d’un enfant restera toujours l’occasion de réjouissances et d’espérances.

Le marché de Noël est l’occasion pour nous, chrétiens, de manifester notre joie dans la naissance d’un enfant qui sauve tous les hommes du péché. C’est lui notre Sauveur. Il est celui qui nous libère du mal, de la corruption, du prince de ce monde. Il est celui qui nous apporte la paix véritable, l’amour durable, la joie profonde.

Le monde attend, au milieu de toutes ses souffrances, que nous lui témoignons de notre joie. Comme le disait le Pape Benoit XVI, les apôtres du Christ, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui, ne sont pas les maîtres de la foi de leurs frères, mais ils sont les collaborateurs de leur joie. Ainsi, avec St Jean Eudes, qui a tant médité sur la nativité du Seigneur, préparons-nous à témoigner de notre joie :

« Adorons Dieu dans son amour sauveur : il a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique, dont le nom est Jésus, c’est-à-dire « Dieu Sauve ». Remercions-le de nous avoir aimé le premier. Présentons-nous à lui comme pécheurs, qui ne serions pas sauvés sans sa miséricorde. Donnons-nous à lui pour qu’il fasse grandir en nous la joie d’être sauvé, et le désir de manifester aux autres l’amour qui les sauve. »

 

                                   Père Cyrille de FRILEUZE