Feuille paroissiale n°23 – Année 2021

 


L’Eucharistie : la grande humilité de Dieu

Dimanche dernier, nous avons eu la joie d’accompagner une trentaine d’enfants lors de leur première des communions. Et ce dimanche, c’est l’Église universelle qui renouvelle sa foi dans la présence réelle du Seigneur dans sa blanche hostie.

Mais il ne faut pas nous y tromper, ce que nous célébrons avant tout lors de la fête du Corps du Christ, c’est l’humilité de Dieu. Jésus, totalement Dieu, a voulu dans sa grande humilité, d’abord se faire totalement homme, puis mourir sans gloire sur une croix, et a poussé son humilité jusqu’à se rendre réellement présent à chaque messe dans un simple morceau de pain et un peu de vin. Ce mystère est si grand qu’il peut nous échapper… alors devant la blanche hostie du St Sacrement, contemplons simplement la grande humilité de Dieu : le tout-puissant accepte de se rendre présent et d’être à la merci des hommes dans une si petite chose… Et bien sûr, méditer sur la grande humilité du Seigneur doit faire naître en nous le même sentiment d’humilité.

C’est pourquoi la fête du Corps du Christ est avant tout un mystère d’attraction au Christ et de transformation en Lui. Et elle est une école d’amour concret, patient et sacrifié, comme Jésus sur la croix. Elle nous enseigne à devenir plus accueillants et disponibles envers ceux qui sont à la recherche de compréhension, d’aide, d’encouragement, et qui sont marginalisés et seuls.

Cette synergie (Dieu qui se donne à nous pour que nous nous donnions aux autres) est inscrite dans l’Eucharistie : nous recevons en nous son amour et nous le partageons avec les autres. C’est la logique eucharistique. Dans celle-ci, en effet, nous contemplons Jésus, pain rompu et donné, sang versé pour notre salut. C’est une présence qui, comme un feu, brûle en nous les attitudes égoïstes, nous purifie de la tendance à donner seulement quand nous avons reçu, et qui allume le désir de nous faire nous aussi, en union avec Jésus, pain rompu et sang versé pour nos frères.

C’est pourquoi l’Eucharistie est le pain des croyants. Humblement, nous reconnaissons que la vraie charité, celle qui est totalement désintéressée, ne vient que de Dieu et non des forces humaines. Ainsi, en communiant à la force d’un Dieu qui se fait si humble, nous consentons nous aussi à entrer peu à peu dans les sentiments humbles de Notre Seigneur pour propager sa Charité sur la terre.

Père Cyrille de Frileuze

 

 

Prière devant Jésus Hostie

« Ô mon Dieu, faites que je Vous connaisse et Vous fasse connaître ;
que je Vous aime et Vous fasse aimer ;
que je Vous serve et porte les autres à Vous servir ;
que je Vous loue et Vous fasse louer par toutes les créatures.

Donnez-moi, ô mon Père, de voir tous les pécheurs se convertir,
tous les justes persévérer dans la Grâce, et arriver enfin au Bonheur éternel ».

 

 

MESSES DOMINICALES

Dimanche du Saint Sacrement

 

Samedi
5 juin

18H00

St François-Xavier

Rose-Marie VINCENT, Yves HARDY, Antoinette KARTES

Dimanche

6 juin

  10H30

 

Cathédrale

 St Pierre

Jacqueline LEMERRE, Patrick BIDEAU, Claude PATTIER,  Adrienne LOPEZ, Arnault LEBEC, Jacques BEZIER, Michel DESCRETTES, Hervé DAMOY, Marie-Rose LESEIGNEUR

11H

Coquainvilliers

Maryvonne HAUBERT, Jacques BOHIC, Claude GEOFFROY

Dimanche du Sacré Cœur de Jésus

Samedi

12 juin

18H

St François-Xavier

Daniel DEWICKE, Hervé NOIRON, Francis BON

18H

Cathédrale

St Pierre

Confirmations

Brigitte LAMOUILLE, Suzanne BLOT

Dimanche

13 juin

9H30

Beuvillers

Bernard LAROQUE, Marie VIVIEN, Michel de la CROUÉE, Guy CASTEL, Bernard LAUMONIER, Bernard PAINS, Lydie FRESNAY

10H30

Cathédrale

 St Pierre

Jean-Louis PALLÉE, Germaine SEGRÉTIN, Anthony MORIN, Famille GOBELTO

11H

Hermival-les-Vaux

Elisabeth LEMESLE, Arnault LEBEC, Rose-Françoise DUMONT, Marcel CABARISTE, Thérèse BOURDEAUX, Christiane COULON

CARNET DE LA SEMAINE

INHUMATIONS :    Lydie FRESNAY, Daniel DUBOIS, Jean-Louis LESAGE

 

INFORMATION DE LA SEMAINE

Jeudi 10 juin à 19H : Conseil Paroissial

 

Origines et histoire de la dévotion au Sacré Cœur

En 1673, à Paray le Monial, Jésus apparait à Marguerite Marie Alacoque le jour de la fête de l’apôtre Jean, le disciple bien-aimé de Jésus qui a reposé sur son cœur lors du dernier repas. Lors de son apparition (qui sera suivie de plusieurs autres), Jésus révèle à Marguerite-Marie les grandes lignes de la dévotion à son Sacré Cœur, et lui fait part du grand dessin qu’il a pour elle, « je veux que tu me serves d’instrument pour attirer des cœurs à mon amour ». Le Seigneur lui parle de son Divin Cœur si passionné d’amour pour les hommes » et pourtant si blessé « du peu d’amour de retour d’amour » qu’il reçoit.

Comme le disait Saint Jean Paul II, le cœur est le foyer central de la conversion. Sainte Marguerite-Marie reçoit la grâce de sentir l’amour de Dieu se répandre dans son cœur de manière extraordinaire ; elle voit son petit cœur embrasé se consommer dans l’ardente fournaise du Sacré Cœur de Jésus. Nous pouvons ainsi voir en le Sacré Cœur le culte de l’amour, l’âme de toute la religion chrétienne.

Depuis Paray le Monial qui abrite le sanctuaire du Sacré Cœur est la destination de nombreux pèlerinages et retraites.

Fête et mois du Sacré Cœur de Jésus

Suite aux apparitions de Paray le Monial, plusieurs diocèses de France et d’Europe décident de célébrer une fête du Sacré Cœur » le premier vendredi après l’octave du Saint Sacrement » comme l’a demandé Jésus. Une reconnaissance officielle doit en revanche attendre 1765, année où la fête du Sacré Cœur est instituée par le pape Clément XIII suite à la multiplication de demandes venant d’évêques, de supérieurs d’ordre religieux et d’hommes d’état.

Le mois de juin est donc le mois du Sacré Cœur de Jésus dont il abrite la solennité du Sacré Cœur, célébrée le troisième vendredi après la Pentecôte.