Feuille paroissiale n°33 – Année 2021

 semaine du 14 au 22 août


L’Assomption :

demandons à Marie de vivre du Ciel (de l’amour du Christ) sur la terre !

 

Par cette fête qui nous touche beaucoup, nous célébrons l’entrée au Ciel de la Sainte Vierge. L’Assomption n’est explicitement reconnue qu’à propos de Marie en raison de son Immaculée Conception qui la place dans une situation particulière et unique.

Marie, dès le premier instant de sa conception, par une grâce et un privilège singulier venant de son Fils a été préservée et exempte de toute tâche du péché originel et de ses conséquences, la mort comprise. Elle était donc prête pour la fin de sa vie terrestre, à voir s’accomplir les promesses du Père, à commencer par la résurrection de son Fils, dont elle est la première bénéficiaire.

Ce dogme de l’Assomption répond donc à celui de l’Immaculée Conception par la logique du même amour. Dieu est tellement fidèle qu’Il va au terme de ce qu’Il a commencé. Ainsi, l’Assomption achève en Marie la victoire commencée par la libération anticipée du péché lors de sa conception. Mais l’Assomption a aussi pour nous une profonde signification : elle nous enseigne que l’accomplissement du salut n’est pas réservé à elle seule mais à nous tous. Elle désigne l’objet de notre espérance. Saint Paul dit : « la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » et « nous-mêmes, bien que nous ayons reçu l’Esprit comme un premier don, nous gémissons en nous-mêmes dans l’attente de nos droits de fils et de la rédemption de notre corps » (Romains 8, 19, 23). L’Assomption atteste donc que Dieu a déjà anticipé pour la Mère de son Fils le salut tant espéré par les chrétiens.

Ainsi l’Assomption de Marie est toujours d’actualité ! En effet, par sa médiation continue entre son Fils et l’humanité, elle est médiatrice de toutes grâces et prend nos prières qu’elle transmet à son Fils. Par le fait qu’elle soit corps et âme entrée au Ciel, elle nous aide à enfanter le Christ en nous, à souffrir par amour, à donner notre vie dans la joie. Elle restera toujours avec nous pour nous accompagner aussi bien dans notre quotidien le plus banal que dans notre « entrée dans la vie », comme disait Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. L’Assomption nous rappelle donc que la vie éternelle n’est pas une vie éthérée, mais que Marie et son Fils nous attendent corps et âmes.

Dans les derniers mystères glorieux du rosaire, nous méditons le mystère de l’Assomption de la Sainte Vierge Marie et de son couronnement. Nous demandons la grâce de l’Espérance, l’annonce de la Gloire céleste et de la destinée de l’Église, appelée à devenir l’Épouse du Christ.

Nous pouvons profiter de ce temps de vacances pour faire le point sur notre vie de foi, une sorte de « bilan de cœur » à offrir à la Sainte Vierge, en lui rendant grâce pour sa tendresse et en lui demandant de nous aider à mettre de l’amour, à vivre du Christ comme elle, dans les tâches les plus quotidiennes de nos vies. La vocation de tout baptisé est en effet de vivre déjà du Ciel sur la terre ! Cette fête du 15 août pourra ainsi relancer notre prière personnelle mais aussi la prière au sein de nos familles et renforcer ainsi l’union des cœurs dans celui du Christ. Les fêtes de la Sainte Vierge sont en effet des moments privilégiés pour prendre conscience et approfondir la grâce que nous avons reçue lors de la consécration de nos personnes, de nos familles et de notre paroisse à la Vierge Marie il y a maintenant bientôt deux ans le 8 décembre 2019 !

Père Bertrand LESTIEN